Milan design week 2015, AAlto university, 2, ©catherinevernet

Milan design week 2015 (partie 2) : les prototypes

Prototypes desperately seeking producers !

Au salon du meuble, un hall estconsacré aux jeunes designers et aux écoles qui exposent les travaux de leurs étudiants. A l’état de prototypes, leurs créations ne sont pas encore éditées. Des recherches, des trouvailles, des merveilles très stimulantes et un des moments forts de la semaine, en ce qui me concerne. A regretter de ne pas être éditeur !

A!

Milan design week 2015, AAlto university, 2, ©catherinevernet
Milan design week 2015, AAlto university, 2, ©catherinevernet

Tel est le titre donné par l’Aalto University of Arts, Design and Architecture pour son exposition qui atteint des sommets avec un ensemble de sièges bleu Klein  presque phosphorescents sur un fond noir où les volumes et les surfaces tranchent l’espace dans la précision de leurs lignes. Une splendeur pour les yeux ! A droite, le fauteuil Cannelloni de Fanni Suvila. Puis dans l’ordre de la galerie: Taipuva de Joel Klemetti, Auvo d’Ines Wartiainen, Viima d’Annie Pitkäjärvi et Jumper d’ Anna Lampinen. Tous les sièges sont en contreplaqué, parfois une simple feuille, découpée ou courbée.

Autre découverte, le fauteuil en acier du jeune designer anglais Paul Puskarich .

milan design week 2015,Paul Puskarich
milan design week 2015,Paul Puskarich, ©catherinevernet
milan design week 2015, Paul Puskarich, détail
milan design week 2015, Paul Puskarich, détail, ©catherinevernet

Un presque cube, des lignes. Pureté et minimalisme empreints de brutalisme, on hésite entre la sculpture, le siège et l’architecture.

milan design week 2015, Paul Puskarich 3
milan design week 2015, Paul Puskarich 3, ©catherinevernet

Par curiosité, je suis allée visiter son site et je ne résiste pas à l’envie de montrer ce qui semble être du mobilier urbain (aucun texte n’accompagne les photos, à part les dimensions et les matériaux) : une poubelle, un siège, un banc d’angle et un banc droit . Le même contraste entre brutalisme et minimalisme, auquel s’ajoute le contraste entre rugueux et lisse, entre carré et arrondi . En fait, des briques de béton surmontées par des segments tubulaires laqués aux couleurs primaires : un résultat gai, avec un mélange de simplicité et de sophistication.

milan design week 2015, Markus Johansson, Loop
milan design week 2015, Markus Johansson, Loop, ©catherinevernet

Markus Johansson s’exprime ainsi sur sa chaise Loop : La ligne droite est le plus court chemin entre deux points, mais c’est rarement le plus intéressant. La chaise Loop est inspirée par les digressions de l’esprit. C’est le résultat de l’errance autour de la pensée d’une chaise et elle est construite selon la matérialité de cette errance, comme si elle suivait son propre croquis. Elle expérimente par ailleurs les possibilités de la fibre de verre et sa capacité, lorsqu’elle est renforcée par du plastique, à être moulée dans des formes complexes.

milan design week 2015,Markus  JOhansson, Loop, moule,jpg
milan design week 2015,Markus JOhansson, Loop, moule,jpg, ©catherinevernet

A droite , le moule en silicone qui a servi de modèle.

La créatrice Federica Ameri propose le fauteuil la Foi, une recherche sur l’apparence et le contraste. Une enveloppe rigide transparente en plexiglas pour un contenu de plumes. Confortable ? On ne sait pas… mais très beau.

Milan design week 2015, La foi, Federica Ameri
La foi, Federica Ameri

As if from nowhere…

milan design week, Orla Reynolds, As if from nowhere
milan design week, Orla Reynolds, As if from nowhere, ©catherinevernet

Lorsqu’on découvre pour la première fois la paroi murale conçue par Orla Reynolds, on apprécie sa ligne simple, ses formes géométriques et asymétriques, ponctuée par des traits de couleurs qui font penser à un tableau de Mondrian. Mais l’on s’aperçoit tout à coup que certains éléments, ceux en couleurs justement, sont amovibles et, « comme venus de nulle part », créent un mobilier complet : quatre chaises et deux tables qui, assemblées, forment une table de repas. Spécialement conçue pour les petits espaces, cette paroi est vraiment astucieuse et sa fonctionnalité ne lui fait rien perdre de son esthétique.

Lignes brisées et précises pour les créations de l’architecte Stefano Belingardi dont nous retenons la chaise en bois naturel, façon origami et la chaise longue dont le contraste entre la courbe de l’assise et les angles de la structure forment une jolie opposition.

milan design week, Johan van Hengel, Amulette
milan design week, Johan van Hengel, Amulette, ©catherinevernet

Profil ultra mince pour les suspensions Amulette du designer hollandais Johan van Hengel. Revêtement en bois naturel ou en feutre noir ou gris clair.

milan design week 2015, Johan van Hengel,Amulette 2
milan design week 2015, Johan van Hengel,Amulette 2, ©catherinevernet

 

 

Silhouette attractive et pop pour la Spin chair. La designer australienne Mitchell Rose propose un fauteuil de forme conique constitué de trois cercles concentriques orange vif qui semblent graviter dans l’espace. Spin Chair a un revêtement de laine, déclinable en cuir. La structure tubulaire en métal laqué blanc mat peut être disponible en acier poli naturel.

milan design week 2015, Mitchell Rose, Spin Chair
milan design week 2015, Mitchell Rose, Spin Chair, ©catherinevernet
Milan design week 2015, Benjamin Lange
milan design week 2015, Benjamin Lange, ©catherinevernet

Structure tubulaire et cuir noir pour le fauteuil classique, mais remarquablement dessiné, de Benjamin Lange. De profil, un subtile décalage entre le dossier et l’armature. Testé, il s’avère très confortable.

Milan design week 2015,Antonio Gramegna, Postcard from Thule
Milan design week 2015,Antonio Gramegna, Postcard from Thule

Etagère en métal jaune sur fond jaune pour Antonio Gramegna. Différents  éléments de tailles variées composent ce meuble qui est modulable. Sur les éléments métalliques qui en forment la trame  sont posées des plaques de bois qui se transforment en autant de rayons ou parois verticales. L’intérêt de la construction réside dans le fait que les parties en bois sont dotées d’aimants qui permettent de les bouger à volonté et de changer ainsi la configuration du meuble.  L’utilisateur est non seulement un observateur mais aussi un protagoniste actif de la définition de l’objet qui, tout en gardant sa fonction, peut être modifié et continuellement adapté aux exigences changeantes et différentes de l’utilisateur. Les plaquettes de bois sont proposées dans différentes tailles et différentes finitions : par exemple, certaines comportent des rainures pour faire tenir des revues .

milan design week 2015,fieramilano,détail 2
milan design week 2015,fieramilano,détail 2,©catherinevernet

Pour terminer, un détail de l’architecture de la Fieramilano, lieu où se tient le Salon du Meuble. Architecte : Massimiliano Fuksas.

 

 

 

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